Un cendrier de plage qui se découvre de multiples usages

Accueil site orchis : http://www.orchis-nature.com/

 

Implantation d'un totem à cendriers de plage
sur le littoral de Montfarville
lundi 1er juillet 2019


Guillaume, Philippe et Pascale sont allés faire de la voile aux Antilles en février. Ils n'y ont pas oublié Orchis puisqu'ils en ont rapporté cette idée de cendrier de plage.
Philippe en a proposé un exemplaire à la municipalité de Montfarville qui a accepté de tenter l'expérience. Il l'a fabriqué, peint, fixé dans une masse de ciment et l'a transporté avec son diable au niveau de la Mare.

 

Seul inconvénient : la contrainte du ramassage régulier à la charge des bénévoles.
Seul regret : l’absence de relais par les communes littorales, hors Montfarville.



Depuis son installation début juillet à Montfarville, à l'entrée principale de la plage de la Mare sur le GR223
(le chemin de Grande Randonnée qui fait le tour de la Manche), emplacement judicieusement conseillé par Gérard Viel,
le premier cendrier de plage installé par ORCHIS a constitué  une expérience passionnante.


Cela ne dépare pas le payasage...


... et c'est efficace.

Collecte du cendrier entre lundi midi 1er juillet et samedi 6 juillet au soir.

Au début nous l’avions uniquement dédié aux mégots (par la mise en place d’une grille sur le « collecteur »). Mais bien vite, il a fallu admettre que les usagers de la plage souhaitaient y déposer d’autres déchets, ce qui conforte l’idée d’un « bac à marée » en complément.

Bien plus, ce « totem » a été adopté par tous puisqu’il servait au point de « ralliement » pour les objets oubliés, puis retrouvés : doudous, pelles et râteaux.

Une affiche avec un numéro de téléphone respectant nos textes a même été apposée pour tenter de retrouver une chaîne en or perdue dans le sable.

À partir du moment où la grillé a été retirée, ça a marché du tonnerre : les mégots y étaient déposés, mais aussi les micro-déchets divers trouvés sur la plage (verres, fils de pêche, etc.) tout ce qui traîne et que la collectivité ne ramassera jamais.


 

En fin de saison, nous constatons que le « totem à cendrier » n’a pas été dégradé (les cendriers individuels sont toujours là), que les commentaires sont élogieux, qu’une trentaine de litres - au minimum - de déchets puants ont été collectés et éliminés par voie terrestre. Cela semble peu, mais c'est beaucoup par le nombre.

Sa « déclinaison » : totem à cendriers pour le village des Traversées de Tatihou,  a été  également un joli succès (sur 5 jours). Le public des Traversées a adopté dans un  esprit d’écocitoyenneté notre totem ! Merci à eux. 

 

Nombreuses sont les personnes qui ne réalisent pas que la mer commence dans les caniveaux. En effet, les eaux de pluie sont directement conduites à la mer. Un mégot jeté dans la rue y arrivera tôt ou tard. Le mégot contient un filtre qui est susceptible de polluer jusqu'à 500 litres d'eau et mettre une douzaine d'années à se décomposer.

Or maintenant, les mégots peuvent se recycler
et servir à fabriquer du mobilier urbain.

Espérons que cette action fera réfléchir les conseils municipaux qui pourraient, au moins, obliger les débits de boisson à systématiquement mettre des cendriers à disposition à la porte de leur commerce, puisque l’usage de la cigarette n’est autorisé qu’à l’extérieur. Et les vider !!!